Entre 30 et 60 % des contenus d’une organisation relèvent du vrac numérique : obsolètes, dupliqués ou sans usage avéré. Ce chiffre, à lui seul, ne dit pas grand-chose. Ce qui compte, c’est ce qu’il représente concrètement : des fichiers qui coûtent en stockage, qui compliquent la recherche d’information, et qui exposent l’organisation le jour où un contrôle ou un contentieux demande de justifier ce qui a été conservé, et pourquoi.
Ce vrac numérique ne se limite pas à Microsoft 365. Il vit aussi dans les partages réseau et les serveurs de fichiers, souvent depuis plus longtemps encore, et sans qu’aucune règle de tri, de conservation ou d’archivage n’ait jamais été appliquée.
Le 27 août, SoDoc et Xelians consacrent un webinaire de 45 minutes à une question simple : comment décider, document par document, ce qui doit rester actif, ce qui doit être nettoyé, et ce qui doit être qualifié en vue d’un archivage formel.
Le vrac numérique, un problème plus large que Microsoft 365
La tentation naturelle est de réduire le sujet au stockage Microsoft 365 : SharePoint qui déborde, Teams qui accumule les fichiers, OneDrive qui grossit sans qu’on sache pourquoi. C’est une partie réelle du problème, mais une partie seulement.
La plupart des organisations gèrent leurs documents dans plusieurs environnements à la fois. Microsoft 365 d’un côté, des partages réseau et des serveurs de fichiers de l’autre, parfois des applications métier en plus. Chacun de ces espaces accumule sa propre part de versions inutiles, de doublons et de fichiers qu’on a oublié d’ouvrir depuis des années.
Traiter Microsoft 365 seul, c’est régler une partie visible du problème et en laisser une autre, souvent plus ancienne, hors du champ de vision. Pour la seule partie Microsoft 365, notre page Stoppez l’explosion documentaire dans Microsoft 365 détaille le diagnostic et les offres associées.
Selon une étude Archimag 2025, 78 % des organisations ont un projet de traitement du vrac numérique en cours ou prévu1. Le sujet dépasse donc largement le cas isolé.
Ce que ce vrac coûte, et ce qu'il expose
Quatre effets se cumulent, silencieusement.
Le stockage d’abord. Chaque volume conservé sans usage se paie, en licence ou en infrastructure, et continue de se payer année après année, même quand il ne sert plus à rien.
Le temps ensuite. Une recherche qui remonte trois versions obsolètes avant la bonne, un document recréé parce que l’original n’a pas été retrouvé : ce sont des minutes perdues, répétées à l’échelle de toute une organisation.
La conformité, un point plus sensible. Des durées de conservation légales non respectées, des données personnelles maintenues au-delà du nécessaire, une valeur probante fragilisée en cas de contentieux ou d’audit : le vrac numérique n’est pas qu’un problème de rangement, c’est aussi un risque juridique qui s’accumule sans bruit.
Les projets de transformation, enfin. Migration vers un nouvel environnement, archivage, mise en place d’outils d’intelligence artificielle : chacun de ces chantiers se dimensionne sur le volume existant. Migrer ou indexer du contenu inutile revient à reproduire le désordre ailleurs, à plus grande échelle.
La méthode : cartographier, trier, qualifier
Face à ce constat, la question n’est pas de tout supprimer, ni de tout conserver par prudence. Elle est de savoir, pour chaque document, laquelle de trois issues s’applique.
Le document reste actif et gouverné : c’est une version de référence, encore utilisée, à laquelle des règles de cycle de vie s’appliquent normalement.
Le document est nettoyé ou supprimé : c’est un doublon, une version obsolète, un fichier dormant sans valeur, dont la suppression est validée par son propriétaire.
Le document devient candidat à un archivage formel : il porte un enjeu réglementaire, contractuel ou métier, et sa conservation doit être qualifiée par une expertise archivistique.
Cette troisième catégorie mérite une précision. Un outil d’analyse peut faire remonter les candidats à l’archivage, en détectant la dormance, les doublons ou de premiers signaux de contenus sensibles. Il ne détermine pas lui-même la valeur probante d’un document ni sa durée de conservation légale : cette qualification reste un jugement métier, qui relève de l’expertise archivistique, pas d’un algorithme.
SoDoc et Xelians, une démonstration à deux voix
C’est précisément la raison de ce webinaire commun. SoDoc apporte l’analyse : SoDoc Radar inventorie les contenus dans Microsoft 365 et les partages réseau, calcule un score de santé documentaire par site, et fait remonter les doublons, les versions inutiles et les fichiers dormants. Xelians apporte l’expertise documentaire et archivistique qui permet de transformer cette analyse en décision de conservation, sur la partie qui l’exige.
GED Microsoft 365 et IA générative : la gouvernance comme levier de performance
Déployer un moteur de recherche documentaire boostée IA sur un corpus non gouverné, c’est construire sur des fondations fragiles. Les premiers cas d’usage peuvent sembler concluants. Les situations complexes révèlent rapidement les manques.
Chez SoDoc, nous intégrons systématiquement une phase d’audit documentaire avant tout déploiement. Cet audit identifie les points de friction : documents sans métadonnées, doublons actifs et droits d’accès non alignés avec la réalité organisationnelle.
Nous utilisons pour cela SoDoc Radar, notre solution de gouvernance de la donnée documentaire Microsoft 365. Elle cartographie l’état réel du patrimoine documentaire et priorise les actions correctives avant que l’IA ne s’en empare.
La gouvernance documentaire n’est pas un préalable bureaucratique. C’est le levier qui détermine si votre recherche IA sera un outil de travail réel ou un projet pilote resté sans suite.
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FAQ
Qu'est-ce que le vrac numérique ?
C’est l’ensemble des documents accumulés dans une organisation sans règle claire de tri, de conservation ou d’archivage, versions obsolètes, doublons, fichiers dormants ou sans usage avéré. Il représente en moyenne 30 à 60 % des contenus d’une organisation.
Le vrac numérique concerne-t-il uniquement Microsoft 365 ?
Non. Il se loge aussi dans les partages réseau et les serveurs de fichiers, souvent depuis plus longtemps que dans Microsoft 365, sans qu’aucune démarche de tri n’ait été engagée.
Trois issues sont possibles pour chaque document. Il reste actif s’il est encore utilisé. Il est nettoyé ou supprimé s’il s’agit d’un doublon ou d’une version obsolète. Il devient candidat à un archivage formel s’il porte un enjeu réglementaire, contractuel ou métier.
Un outil comme SoDoc Radar peut-il archiver un document à ma place ?
Non. SoDoc Radar fait remonter les candidats à l’archivage en détectant la dormance, les doublons ou de premiers signaux de contenus sensibles, mais il ne détermine pas la valeur probante d’un document ni sa durée de conservation légale. Cette qualification reste un jugement métier, qui relève de l’expertise archivistique.


Comment décider ce qu'il faut garder, nettoyer ou archiver ?